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Nous avons
quitté les Lofotens et ses hordes de touristes pour nous
rendre dans la région la plus sauvage (remote comme dise
les anglophones) d'Europe : Les parcs nationaux du Sareks,
Stora Sjöfallet et Padjelanta, tous trois en Suéde.

Nous partons de Sulitjelma en Norvège pour rejoindre le parc de Padjelanta.
6 heures de marche jusqu'à la frontière, puis encore 2 heures pour entrer dans le
parc... soit 24 km. Enfin, nous planifions une petite randonnée de quelques jours
dans le parc et retour à la case départ après 6 jours...
Le sort en a
décidé autrement. Nous avons finalement passé que 3
jours et je n'ai pas beaucoup de photos pour vous raconter
l'histoire, la pluie n'ayant jamais cessé... raison de
notre retour prématuré.
Vous allez
penser que nous sommes un peu exigent pour rebrousser
chemin à cause de la pluie en Norvège. Il faut savoir
que le pays nous avait habitué à mieux : en 3 mois de
voyage guère plus de 5 jours de grosse pluie. Selon les
autochtones, cela ne s'était plus vu depuis 120 ans...
Nous dormons
sous tente, en autonomie complète, nos sacs sont
relativement lourds. Les quelques ponts suspendus qui, une
fois, franchissait les rivières les plus profondes ont
rendu l'âme depuis longtemps... nous devons donc les
franchir à pieds nus.
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Imaginez : Il
est 1 heure du matin, il fait jour, le blizzard souffle et
la pluie se transforme parfois en grésille. A ce moment,
vous devez enlever vos chaussures, remonter vos pantalons
et franchir un courant de 50 mètres de large et qui vous
monte au-dessus du genou... J'oubliais, l'eau sort d'un
glacier quelques centaines de mètres plus hauts, autant
dire qu'elle n'est pas chaude... Bref, une fois ça va...
mais re-belotes toutes les 2 heures c'est parfois un peu
pénible... du coup, Noémie et sa sœur ont décidé que,
mouillé pour mouillé, autant garder les chaussures...
Evidemment, une
fois de retour à la civilisation, le temps se fait plus
clément. Nous nous rabattons sur un autre parc national,
celui de Saltfjellet, intégralement en Norvége.

Ici, le décor
est moins dur, moins sauvage que dans le Padjelanta, les
petits lacs sont légions au fond de vallées glacières. Le
tout, entouré de montagne presque plate.

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Les longues
soirées sont magnifiques et le paysage s'illumine de
couleurs grandioses.

Au départ d'un
chemin, nous trouvons une maison à coté de laquelle
trône un ancêtre de notre Defender.

Comment est-il
arrivé-là ? Sans doute pas en hélicoptère ! Nous avons
l'explication grâce à ces roues arrières encore
chaînées : l'hiver. Cette Land Rover est arrivée par le
lac, sur la glace... rien n'arrête donc ce véhicule.
En allant sur
Bodø ou Sophie doit reprendre le train pour rentrer à
Genève. Nous passons par un pont à Saltstraumen qui
passe au-dessus d'un bras de mer dont le courant lors des
marées est le plus fort du monde. (cf. l'encadré
ci-dessous)
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