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GDJ de Nos Oiseaux
 
 
rubrique Entre nous / Carnets de voyage

 


Marais de Siikaneva (FIN)

Après nos étapes peu convaincantes dans diverses réserves (ceci est principalement dû à la saison) et notre traversée d'un paysage d'agriculture intensive: élevage de poules industriel, champs à n'en plus finir, fermes super performantes, nous retrouvons enfin un havre de paix et de découvertes agréable au sein du marais de Siikaneva (cf panorama).

Une zone militaire borde la réserve, mais à part la tour de surveillance, rien ne vient troubler ce lieu. Nous partons à la découverte des chemins sur pilotis et des paysages de tourbière typique.

 

Au sol, des petites taches rouge que nous cherchions depuis un moment et qui manquait absente à la liste typique des tourbières: des droséras. Plantes carnivores, pour palier au manque de certaines substances dans ce sol de sphaignes. Il y en a des centaines d'au moins deux variétés différentes.

Drosera sp.
Drosera sp.

 

Drosera à feuille ronde
Drosera à feuille ronde

Un abri coupe vent bien situé nous invite à y venir passer la nuit, nous retournons en vitesse chercher nos affaires alors que la brume monte gentiment des marais et que la nuit nous enveloppe de son sombre manteau. Une Chouette Chevêchette ponctue la nuit de son chant automnal.

Alors que le feu pétillait de toutes ses flammèches et que notre soupe se carbonisait brutalement, une lueur bizarre attire nos yeux au ciel.

Des lumières vertes se déplacent en serpentant dans le ciel, tantôt  jaunes et très lumineuses, tantôt vertes intense et presque imperceptibles. Ces rideaux de lumières sont couplés à des sorte de flash spot au dessus de notre tête: UNE AURORE BOREALE.

Interprétées comme maléfiques autrefois, les enfants devaient aller se cacher sous les tables pour que ces lumières prises pour les âmes de revenants ne les emportent pas... Ce n'est en tout cas pas ce que nous avons fait, étant donné que ce phénomène est très rare dans la région ou nous sommes et que, pour tout vous avouer, nous ne nous attendions même pas à en contempler une, vu que nous n'étions pas à la bonne période de l'année.

Pour couronner le tout, c'est une Chouette de l'Oural qui se met à chanter en duo avec la Chevêchette. Le spectacle durera des heures, jusqu'au lever du jour.

Après cette pause plus qu'enthousiasmante, nous poursuivons notre route vers d'autres réserves plus ou moins semblables, mais la pluie ne nous permettra pas de faire plus d'observations, si ce n'est à l'observatoire des Balbuzards Pêcheurs près de la ville de Tampere, où une pisciculture est partiellement laissée à la disposition de ces oiseaux qui viennent alors pêcher droit devant vous.

 

Les aurores boréales

 

 

C’est en 1250 qu’apparaît pour la première fois dans la littérature Viking le terme de "norðrljos", c’est à dire "lumière du nord" que nous connaissons aujourd’hui sous l’appellation d’ "aurore boréale". 

L’aurore boréale apparaît lorsque des particules (tels qu’électrons et protons) venant du Soleil rencontrent la haute atmosphère terrestre à très grande vitesse, le long du champ magnétique. Ce vent solaire entre en collision avec les particules d’azote et d’oxygène entre autre, ce qui provoque des milliards de petits éclairs illuminants le ciel. La visibilité des aurores boréales est étroitement liée à l’activité solaire qui suit un cycle de 11 ans environ. 

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