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Après nos
étapes peu convaincantes dans diverses réserves (ceci
est principalement dû à la saison) et notre traversée
d'un paysage d'agriculture intensive: élevage de poules
industriel, champs à n'en plus finir, fermes super
performantes, nous retrouvons enfin un havre de paix et de
découvertes agréable au sein du marais de Siikaneva (cf panorama).
Une zone
militaire borde la réserve, mais à part la tour de
surveillance, rien ne vient troubler ce lieu. Nous partons
à la découverte des chemins sur pilotis et des paysages
de tourbière typique.

Au sol, des
petites taches rouge que nous cherchions depuis un moment
et qui manquait absente à la liste typique des
tourbières: des droséras. Plantes carnivores, pour
palier au manque de certaines substances dans ce sol de
sphaignes. Il y en a des centaines d'au moins deux
variétés différentes.
 Drosera sp.
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 Drosera à feuille ronde

Un abri coupe
vent bien situé nous invite à y venir passer la nuit,
nous retournons en vitesse chercher nos affaires alors que
la brume monte gentiment des marais et que la nuit nous
enveloppe de son sombre manteau. Une Chouette Chevêchette
ponctue la nuit de son chant automnal.

Alors que le feu
pétillait de toutes ses flammèches et que notre soupe se
carbonisait brutalement, une lueur bizarre attire nos yeux
au ciel.

Des lumières
vertes se déplacent en serpentant dans le ciel,
tantôt jaunes et très lumineuses, tantôt vertes
intense et presque imperceptibles. Ces rideaux de
lumières sont couplés à des sorte de flash spot au
dessus de notre tête: UNE AURORE BOREALE.
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Interprétées
comme maléfiques autrefois, les enfants devaient aller se
cacher sous les tables pour que ces lumières prises pour
les âmes de revenants ne les emportent pas... Ce n'est en
tout cas pas ce que nous avons fait, étant donné que ce
phénomène est très rare dans la région ou nous sommes
et que, pour tout vous avouer, nous ne nous attendions
même pas à en contempler une, vu que nous n'étions pas
à la bonne période de l'année.
Pour couronner
le tout, c'est une Chouette de l'Oural qui se met à
chanter en duo avec la Chevêchette. Le spectacle durera
des heures, jusqu'au lever du jour.

Après cette pause plus
qu'enthousiasmante, nous poursuivons notre route vers
d'autres réserves plus ou moins semblables, mais la pluie
ne nous permettra pas de faire plus d'observations, si ce
n'est à l'observatoire des Balbuzards Pêcheurs près de
la ville de Tampere, où une pisciculture est
partiellement laissée à la disposition de ces oiseaux
qui viennent alors pêcher droit devant vous.
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